Étude de cas d’un financement de projet bien ficelé !

La semaine dernière, j’ai assisté à la signature d’une entente de financement entre l’un de mes clients et un organisme gouvernemental. La signature était la troisième et la dernière d’un projet ambitieux de commercialisation international sur lequel je travaille depuis quelques mois. Voici certains détails sur le travail réalisé dans ce projet.

Dans le cadre de ce mandat, nous avons développé une stratégie de commercialisation des produits dans des marchés cibles, ici, la Francophonie européenne. L’objectif initial était de développer un réseau de revendeurs et d’augmenter les ventes dans un créneau de marché ciblé. Afin de répondre à l’objectif principal de l’entreprise de façon optimale, nous avons dû élargir rapidement la portée du projet.

Avant même de pouvoir se développer dans de nouveaux marchés, ou même de renforcer sa présence, il est nécessaire de s’assurer que l’entreprise a les ressources, la structure, les systèmes d’information, etc. en places pour absorber harmonieusement la croissance anticipée. Le projet inclut, entre autres, des actions organisationnelles qui permettront de développer le marché sur place, d’améliorer la présence numérique, de développer des outils promotionnels et commerciaux adaptés aux marchés cibles. Par exemple, le premier volet interne du projet implique l’embauche de ressources humaines spécialisées afin de renforcer l’expertise de l’équipe. Les deux autres volets touchent la mise en œuvre de nouvelles pratiques et de nouveaux procédés d’affaires qui visent à améliorer l’efficacité interne, mais aussi l’acquisition de l’implantation de nouveaux équipements pour rehausser les infrastructures serveur. L’élargissement des objectifs du projet assure que l’organisation sera en mesure de livrer, de façon fluide, le projet.

financement - développement marchés internationaux

Maintenant, parlons financement. Le budget final du projet est de plus de 550 000 $ sur un an. Le projet est financé à hauteur d’environ 25% par des subventions provenant du Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation (MESI) et de la Ville de Québec. Environ 40% du financement provient de prêts sans intérêt octroyés par Développement économique Canada (DEC). Le reste provient des fonds propres de l’entreprise. Ce type de montage financier permet à l’entreprise de n’investir qu’une partie du montant du projet lors de sa réalisation. Le moratoire de deux ans sur le remboursement du financement octroyé par DEC est très intéressant. Pour des projets de ce type, les résultats ne sont pas immédiats. Ces deux années permettent à l’entreprise de commencer à rembourser le prêt octroyé lorsque l’impact financier du projet sera ressenti, donc lorsque les revenus augmenteront.

Pour conclure, plus la taille du projet est importante, plus cela prend de temps pour monter un dossier complet et bien structuré. La principale difficulté rencontrée fut, ici, de coordonner les réponses de tous les partenaires financiers. C’était un défi, car tous ont des exigences administratives différentes, ce qui rend les processus, dans certains cas, très rapides et dans d’autres cas, plus longs et plus complexes. Mais ne vous inquiétez pas, les intervenants gouvernementaux rencontrés ont tous fait un travail exceptionnel et ont favorisé l’avancement du dossier malgré cette difficulté.

 

Pour toutes questions : Florent Garnerot \ Services-Conseils GaNéo \ info @ganeo.ca